La pièce
Qui est Le Fils ? Est-il
vivant ou mort, bon ou mauvais, génial ou minable
?...
Cent personnages viennent
témoigner de leur rencontre avec l'Absent, dont l'histoire
s'élabore au fil de leurs paroles convergentes ou
contradictoires…
Raconter la vie d’un homme, ce n’est jamais
une chose facile. D’ailleurs, ils le savent bien,
tous ces gens qui se promènent et se trouvent tout
à coup confrontés aux souvenirs.
Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? On le saura
peu à peu, toujours est-il qu’un jour ou l’autre
ils ont croisé Le Fils, ils l’ont suivi, aimé,
trahi, ils ont bu avec lui, ils l’ont compris ou ignoré,
ils l’ont touché, frôlé, envoyé
au tapis, ils l’ont porté aux nues, traîné
dans la boue, ils l’ont éduqué, consolé,
lui ont porté secours, ils l’ont sorti des
sales affaires où il s’était fourré,
ils l’ont embrigadé, menacé, ils l’ont
attendu, détesté, séduit, protégé,
ils ont cru le connaître, cru le suivre, cru l’aimer,
cru le trahir, toujours est-il qu’un jour ou l’autre
ils l’ont laissé pour mort.
Et c’est de ce mort-là qu’ils nous parlent.
Raconter la vie d’un homme, ce n’est jamais
une chose facile. Car, au fond, la vie d’un homme,
qu’est-ce que c’est ? Rien ! Peu de choses !
Du discours ! Des mots, des émotions ! Nous ne vivons
que dans la mémoire des autres, mémoire trompeuse,
défaillante, créatrice d’impostures,
de faux pas et de faux papiers…
Résumé :À
propos de la pièce “Le Fils“
Aborder,
une fois encore serait-on tenter de dire, une des pièces
les plus jouées du théâtre contemporain,
impose de s'aventurer sur des chemins différents,
de revisiter nos habitudes.
Cent personnages pour environ
80 monologues et 5 scènes dialoguées ... cela
pourrait être pour le moins fastidieux. Lors de sa
venue à Pessac en novembre 2003, C. Rullier disait
qu'il était possible de prendre le "tas"
de ces fragments, hormis 5 textes, et de les mélanger
tel un jeu de cartes, une nouvelle manière de brouiller
les pistes, sans doute !
Alors nous nous sommes emparés du jeu de cartes et
nous avons voulu qu'à chaque représentation,
qu'à chaque "scène", ce soit la
"fête" du Fils.
Qu'il soit mort ou non, peu importe, au Brésil ou
à l'asile, celui qu'on croit, celui qui nous ment
... son souvenir, qui le fait exister, nous réjouit.
Le Fils aurait pu être un héros de bande déssinée,
d'ailleurs nous dit-il "avez-vous remarqué que
les personnages de Hergé n'ont jamais les pieds sales"
? !!
Retour haut de page